
Il chantait ses rôles de théâtre ou de cinéma comme on fredonne des mélodies perdues.
Il dramatisait ses chansons comme des tableaux de genre, Pierrot Qui Rit ou Pleure…
Avec les mots et les musiques des autres, et ses émotions en propre, le « Rital » a tiré la langue aux affres de l’immigration, en devenant l’un des noms essentiels de la chanson française. Avec sa mémoire d’ouvrier, il fut passionnément de gauche, et anti-fasciste. Avec son instinct de fouineur, il a rendu les chansons perdues de Boris Vian à la France, à moins que ce ne soit le contraire. Avec son instinct de la chanson comme un Art Majeur, du monologue au cri de révolte, il s’inscrit au patrimoine national de l’art populaire. Serge Reggiani, c’était ce petit monsieur humble, assis sur le bord de sa chaise, comme pour ne pas déranger, et se penchant vers un jeune journaliste intimidé et maladroit, pour lui murmurer à l’oreille : « Je suis à votre disposition, monsieur…Je suis là pour ça… ». Auteur, comédien, chanteur, peintre, écrivain, il a vécu son existence comme un opéra italien : de l’amour, de la mort, et de la dignité, jusqu’au dernier acte… Copyright Music Story 2008
Source :
music-story.com
Par TJEBEL - Sunday 21 December 2008 à 15h29
"Tu vivras tant qu'on t'aimera !"